transhumance
Je profite d’un rare instant de coopération des non-serveurs bl*gs*me pour balancer ma nouvelle future adresse :
Merci et j’espère à bientôt pour un vrai post avec plein de vrais morceaux de tricot dedans!
Belle journée à tous.
Je profite d’un rare instant de coopération des non-serveurs bl*gs*me pour balancer ma nouvelle future adresse :
Merci et j’espère à bientôt pour un vrai post avec plein de vrais morceaux de tricot dedans!
Belle journée à tous.
Je suis en congé tranquillement à la maison et je me dis : “tiens, c’est le moment de faire quelque chose qui demande de la patience et de la disponibilité d’esprit”.
“Patience”, “disponibilité d’esprit”… vous pouvez traduire tout de suite : “quelque chose de bien difficile et emm… que j’ai évité de faire jusqu’ici”.
Bon, bref : je m’attaque à l’assemblage des épaules de Broadway. Comme à mon habitude, j’avais religieusement gardé les mailles “vivantes” dans l’epoir de faire un montage à trois aiguilles. J’aime bien le montage à trois aiguilles pour les épaules, c’est facile, sans bavures et surtout ça a beaucoup de tenue.
Ben le montage à trois aiguilles dans les torsades, c’est moche. Je vous le conseille pas. (Sauf si vous le faites endroit contre endroit pour laisser une chaînette apparente, mais ça n’était pas mon intention ici). Ce qui se passe : l’assemblage à trois aiguilles provoque un espèce de demi-rang supplémentaire de chaque côté de la “couture”, tout à l’endroit bien entendu. Ça donne un espèce de ravin creux au milieu des torsades, j’ai pas aimé du tout.
J’ai trouvé plus avantageux de rabattre les mailles et faire une bonne vieille couture, dans le plus pur style traditionnel, avec faufil de préparation et tout et tout.
(Attention, ici photos d’art prises sous lumière hautement artificielle…)


C’est solide mais je ne suis pas enchantée du résultat. Déjà que j’ai pas été foutue de finir ces *£$!§** de losanges de façon élégante sur l’épaule (mais avec des rangs raccourcis on fait comment de toutes façons ????!! ça se termine de traviole alors quoi ??!!??)
Ce qui me mine c’est aussi que le bord des emmanchures est décidément pas net. Il est vrai qu’on cumule les difficultés, avec 2 mailles endroit + une maille lisière, ça ne fait pas grand’chose pour se tenir d’aplomb, et il y a beaucoup de mailles qui ont l’air d’avoir déjà fêté le réveillon. Les garces. A l’essayage une des emmanchures se place bien et l’autre regimbe dangereusement - pourquoi mais pourquoi ???!!?? Quand je vois tout ça je sais déjà que le résultat final ne sera pas à la hauteur de mes espérances. sniff.

Devant tant de contrariétés je serre les dents et persévère. Je m’en vais finir le corps (pattes de boutonnage et col) avant de m’attaquer aux manches. Si le coeur y est toujours… (ramasser + remonter les mailles pour le col ça va pas être folichon non plus, d’ailleurs) Quant au futur montage des manches, mieux vaut se mettre la tête dans le stash jusqu’au moment venu. Inch’Allah!
Allez c’est jamais que du tricot. Restons raisonnable et sachons éviter le désespoir.
Et pour me consoler encore plus de tricot :

héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé
Apparition de ma première chaussette. Je suis contente, ça se présente bien. Enfin, jusqu’au talon d’Achille, of course. Très rigolo à faire, et cela confirme que j’aime beaucoup travailler avec des touts petits numéros d’aiguille et faire monter des torsades mi-nus-cules. Complexe de Lilliput ??
**
Le châle de Noël a été très apprécié! Ma maman n’a pas tout de suite imaginé que je l’avais tricoté by myself et s’est étonnée de ce que j’aie trouvé quelque chose de “bien grand” et “juste dans les bonnes couleurs”. Elle n’a pas été trop effrayée par les franges, sauf pour ce qui est du lavage : “et si ça s’emmêle?” Nous sommes tombées d’accord que tout compte fait, ce genre d’article ça doit pas trop se laver. Après tout c’est pas un tablier de cuisine; avec un bon coup d’aération de temps en temps…
**
Happy knitting everybody,
bons préparatifs de réveillon !

As far as the knitted gift is concerned, that is (Ah, those family dramas at Christmas. Bitter memories exchanged around the turkey. Mother sobbing in the kitchen. You see what I mean.). For the Christmas shawl she is done. Hurray!
There’s a bit of uncertainty about how well it will suit my Mom. The hippiesque factor is bigger than expected, thanks to lots of looong fringes. You may say it is 50% knitting and 50% yak-like, flying, messy fringes. She’d better be uplifted.
Speaking about fringes, hard thinking was involved :

(For the record, under-the-eyelet won the battle) And giving a decent haircut to that beauty wasn’t an easy business, either. It was dampened, combed, and then returned to its natural wilderness. If you plan anything fringed in KSH, be prepared for jerky edges.
All in all I am happy with the project. But of course, nothing is said until it is given away…

Technical details
pattern: Triple Mohair Triangle, Dorothy Siemens at Fiddlesticks
yarn: Rowan Kid Silk Haze, three strands worked together.
colors: Kidsilk Haze Liqueur (deep burgundy), Kidsilk Spray Vino (bright variegated pink) and Kidsilk Spray Pebbles (very light variegated taupe)
needles used: 6mm
yarn requirements: nine 25g balls for the shawl; two more balls for the fringes. I used 4 balls each in Liqueur and Vino, 3 balls in Pebbles (due to the contrasting border)
level of difficulty: close to zero! Dorothy’s pattern is crystal-clear. It only gets difficult when you can’t count to 11 any more.
you will hate: unraveling. It’s KSH, dammit!
you will love: the extreeeeeeeeme fluffiness. Yummy yummy.

Ah, le sentiment du devoir accompli! La légèreté de n’avoir plus qu’à faire un seul petit paquet de rien du tout d’ici demain! (Damned où est le papier de soie j’étais pourtant sûre qu’il en restait nom de nom je ne vais tout de même pas ressortir juste pour ça en plus il pleut pour changer)
Le châle est fini-bien-fini et je n’ai plus à me soucier de rien. Juste penser à boire suffisemment avant que la destinataire ne déballe : “Mais ma chérie, quand veux-tu que je mette un truc pareil ??” Ah bah, il faut vivre dangereusement…
Et la récompense suprême: à présent OBJECTIF CHAUSSETTES. Depuis le temps…
A tous un TRES JOYEUX NOEL dans la bonne humeur et les montagnes de papier cadeau. Prudence avec la bûche. Et comme vous passerez probablement plus tard: prudence avec les restes!
Des amis ont dû récemment faire le grand ménage dans une maison de famille, et quand ils sont tombés là-dessus, ils ont pensé à moi, chouette non ?

Ce livre ne porte pas de date, mais la première édition remonte à 1886. C’est un opuscule publicitaire cent pour cent DMC (à l’époque, le marketing c’était du costaud!) vendu tout de même… 3 francs 75 !! (reliure anglaise, tranche dorée)
C’est un ouvrage généraliste (couture, broderies, crochet, frivolité…) et le tricot n’y tient qu’une place relativement modeste. Méditons cependant cette perle de sagesse : “Outre le côté utile du tricot, cet ouvrage a encore le grand avantage de permettre aux personnes qui y ont acquis une certaine habileté de tirer parti de moments qui, sans cette occupation, seraient exclusivement consacrés à la conversation ou à la lecture la macération télévisuelle ou les baîllements en salle d’attente sur les vieux Figaro Madame dont il manque le début et la fin et parfois aussi le milieu.”
La surprise vient d’un chapitre inattendu… Je dois reconnaître que j’ai l’habitude de considérer le macramé d’un oeil à la fois nostalgique et goguenard. J’en ai fait quand j’avais douze ou quatorze ans, on utilisait de la ficelle, des perles en bois et des gros noeuds; le comble du chic c’était de faire son machin directement depuis la branche d’arbre et puis de scier un bon coup pour emporter un objet décoratif d’un raffinement rare. (Enfin disons que si vous pouviez le pendre au-dessus d’une cheminée en pierre du dix-septième siècle, avec un éclairage très étudié, à la rigueur ça pouvait le faire.)
Mais quand on voit ce qu’il y a ici-dedans…

Vraiment pas vilain. Heureusement que je n’ai déjà pas trop de temps pour le tricot, sans quoi nous serions en grand danger de retourner fissa à nos sacs de noeuds… **
Détail touchant: la personne qui a acheté ce livre ne faisait pas de macramé, certaines pages ne sont pas coupées. Mais sur un papier très fin, entre deux pages, il y a un croquis de monogramme pour une broderie…
**Mais au fait et comme me le rappelle Mireille, je vais pouvoir me défouler avec les 3200 noeuds des franges du châle de Noël !! Du macramé dans le mohair, quelle aubaine !!
Comme toujours je suis en admiration devant les illustrations, superbes de précision. J’aime beaucoup les vieux livres, mais j’évite d’abuser pour cause d’entassement bibliophilique envahissant. J’ai déjà récupéré une edition impressionnante du vieux Larousse encyclopédique (une mine d’or, question illustrations!) et il y en a pour la bagatelle de 60 kg de papier jauni…
Pour en voir plus: Je vous rappelle les liens dénichés par Urraca : la repro d’un recueil d’ouvrages de dames victorien ainsi que les trouvailles sur Projet Gutenberg (Beeton’s Book of Needlework, The Ladies’ Work-Book).

Du côté des oreilles : merci à toutes pour vos messages d’encouragements par rapport à ma santé! Malheureusement dans mon cas, pas de guérison des acouphènes en vue : j’ai subi un traumatisme auditif (un sifflement suraigu sur mon lieu de travail) et le verdict est définitif: certaines cellules de l’oreille interne ont été irrémédiablement bousillées. Cas classique. En réponse, le cerveau fabrique un “bruit fantôme” permanent… Dans l’état actuel de la science, l’habitude est le seul soulagement promis. Pas de chance pour ma pomme, car j’ai toujours été nerveuse et hypersensible au bruit !!! Nous sommes nombreux à avoir des acouphènes (vos commentaires en témoignent!) mais la nuisance qui en découle est très individuelle. Dans certains cas plus chanceux, l’origine est réversible, mais pas dans les cas de traumatisme sonore.
Je voudrais en profiter pour signaler que depuis quelques années, il y a recrudescence de traumatismes auditifs sévères, par suite de l’usage généralisé de sonorisations monstrueuses (un peu partout, et en particulier dans les boîtes et salles de concerts). Criminel, quand on sait que quelques secondes de surexposition suffisent pour se retrouver handicapé à vie. Et ce que tout le monde ignore, c’est que le fait de devenir plus ou moins dur de la feuille ne représente pas le pire : il y a encore les acouphènes et l’hyperacousie, des souffrances chroniques qui sapent la vie. Si vous avez dans votre entourage des jeunes gens qui commencent à sortir, qui vont à des concerts où qui font eux-mêmes de la musique (amplis mal réglés, enceintes qui arrachent…), c’est vraiment une bonne idée de les inciter à s’informer (ici et ici par exemple) et se protéger sérieusement. Pour les oreilles comme pour le reste, il faut sortir couvert !
Toutes mes pensées et ma sympathie pour celles-z-et-ceux qui, comme moi, ont des bruits bizarres sous le chapeau…
Bon tricot !

J’ai fini le tricotage du châle de Noël (et donc si je ne craque pas d’ici Noël, le timing est honorable). Etape incontournable, je me suis livrée à une bonne séance de blocage.
Je sais que beaucoup d’entre vous, pratiquantes assidues de la dentelle, apprécient la magie du moment. De mon côté, c’est pas gagné.
Première contrariété: au moment capital du bain, voila la KSH qui se met à me pisser du jus de grenadine dans le lavabo. Je suis furax. Ça déteint à mort, ça fait des flaques roses dans la baignoire et je ne vous dis pas l’espèce d’oeuvre pointilliste que j’attrape sur mes serviettes à blocage. Au prix de la KSH, c’est normal, ça ??!!?
Sans compter que c’est pour offrir. Il faudra donc ajouter une étiquette dans le paquet-cadeau : “Ah, ah, je t’ai bien eue, tu devras laver à la main dans une bassine en plastique et faire sécher quelque part sur les torchons que tu destinais déjà à la poubelle. Joyeux Noël.”
Après quoi, on en a pour une bonne heure à se promener à quatre pattes tout autour de l’engin, épingles au bec et règle en main (toujours trop courte, la règle, bien évidemment) La très futée technique du cordon de tension ne m’a pas épargné de placer péniblement quelque trois cent quatre vingt quatre épingles, de façon fort malcommode car le bullgomme sur le plancher, c’est pas assez épais. (C’est ma faute, la prochaine fois j’épinglerai sur mon lit et j’irai dormir sur le divan comme tout le monde).

Le cordon de tension a tout de même bien aidé pour le haut du triangle. J’ai utilisé des restes de Licorne, le coton est un bon candidat pour ce genre de boulot, et tendu le fil avec quelques souvenirs de ma défunte gymnastique matinale. (Pour celles qui s’interrogent, oui oui il fut un temps où j’utilisais les haltères de façon plus héroïque et conventionnelle, mais à présent ma condition de santé rend la chose obsolète. Ce qui prouve que vous pouvez y aller sans crainte sur l’équipement lourd, ça sert toujours.)
Malgré l’impressionnante consommation d’épingles, les deux autres bords ne sont pas parfaitements droits. Et je ne suis pas sûre d’avoir tiré en largeur au maximum - mais en fait, je trouve son envergure déjà bien suffisante. Faudrait tout de même pas qu’on se prenne les pieds dans les pointes…

Pour la note positive, je suis très contente de mon impulsion subite de faire la bordure en mélange foncé, même s’il m’en à coûté de défaire plusieurs rangs. Et si vous pensez que c’est désagréable de détricoter de la mohair, je vous laisse imaginer ce que c’est que de rembobiner des pelotons séparés à partir des trois petits fils velus qui ont été tricotés ensemble…
Bien sûr, le blocage est plus magique avec un motif de dentelle. Ici il n’y a rien de spectaculaire, il s’agissait juste d’ouvrir le triangle. Je m’en serais peut-être aussi bien tirée avec un bon repassage vapeur, mais j’aurais raté l’étape initiatique “à-quatre-pattes-avec-les-épingles-dans-la-bouche”, c’eût été dommage…
Ne flanchons pas, reste à faire la frange.
Avec la fin proche du châle, j’avais très envie d’assouvir mon plus vieux récent fantasme, à savoir apprendre le tricotage des chaussettes. Je me suis lancée dans une toe-up, et Stéphanie m’a gentiment donné le principe de la chaussette de Wendy au café-tricot. Ça semble simple et génial (les explications en français sont sur le blog de Stéphanie) mais je n’ai toujours pas avancé dessus, j’ai bêtement coincé sur les enrobages de rangs raccourcis…
Malheureusement j’ai à présent du mal à maintenir un niveau d’activité normal, pour cause de fatigue très excessive. Je souffre d’acouphènes depuis un an et malgré les tentatives thérapeutiques (maigres à ce jour, on à vraiment droit à tous les trucs limite sorcellerie) je ne les supporte pas du tout et j’ai complètement perdu le sommeil. Mes acouphènes sont à 5-6000 Herz, pour vous donner une idée, la tonalité c’est quelque part entre la cabine à haute tension et la scie électrique…
En conséquence même le tricot devient parfois un entreprise harassante et je ne parviens pas à maintenir ces pages comme je le souhaiterais, à mon grand regret.
Mais je ne ferme pas encore boutique. Je présente mes excuses pour un blog molasson avec posts raréfiés, et surtout je remercie du fond du coeur toutes celles qui me rendent visite et laissent un petit commentaire, chose qui me fait toujours grand plaisir. Si ma production personnelle est faible, je continuerai à poster les infos rigolotes ou intéressantes ramassées au hasard…
Enfin je suis plus discrète en ce moment, mais sachez que je vous lis toujours, tous les jours.
Très bons préparatifs de Noël à toutes et tous
Faites plein de jolis cadeaux !
Malgré mes efforts répétés, mes détricotages restent dans la catégorie ‘amateur’. Rendons aujourd’hui hommage aux détricoteurs actifs!
Voyez plutôt Ashley, la reine du recyclage en Oregon.
J’aime beaucoup son approche de la stashomanie, alors j’ai eu envie de lui consacrer un mini-post. Ashley vit de peu de choses avec son ami et ses chats après avoir perdu toutes ses possessions dans un accident de camping-car. Comme elle adore tricoter et n’a pas les moyens d’entretenir un stash de diva, elle écume les magasins de fripe et se fait forte de donner une seconde vie aux pulls les plus hideux de la terre. Ça c’est de l’anti-consumérisme en action!
Vous pouvez voir ici son tutorial en images “comment démonter un pull dans les règles de l’art“. Et un petit article chez Interweave. A signaler: Ashley produit aussi de la laine mèche cardée et teintée maison et des écheveaux, à la vente. Tant qu’à faire chauffer le plastique…
Et comme Ashley m’a mise sur la piste, dans le même ordre d’idées un site entièrement consacré au recyclage et à la nouvelle vie des vieux tricots. Vous y retrouverez son tutorial et aussi tous les conseils utiles pour redonner un coup de neuf aux laines recyclées. Personnellement, l’idée qu’il y a autour du monde quelques zozos qui s’amusent comme des fous à détricoter des vieux machins pour en refaire des machins neufs, ça me remonte le moral!
Toujours dans le genre “zut et flûte au gaspi”, tendance verte, on peut encore se bricoler son cabas crocheté en regroupant tous ces infâmes sachets plastique qu’on entasse dans notre cuisine. Dans le tutorial le cabas est affreux, mais allez donc voir ce que font les femmes africaines pour améliorer leurs moyens de subsistance. Le travail des sachets plastiques est doublement bénéfique en Afrique, car il produit un peu de confort économique et aide à nettoyer l’environnement. Quand un fermier perd une vache parce qu’elle a avalé des dizaines de sachets éparpillés dans la nature, c’est tout de même une catastrophe écolo-économique… (Cet artisanat est pratiqué dans beaucoup de pays et pas seulement en Afrique du Sud). Et si elles font de si jolies choses, pourquoi pas nous ?
C’était ma modeste contribution du jour au front de résistance à la surconsommation. Bon, c’est bientôt Noël, n’allez tout de même pas détricoter vos chaussettes à trous pour vos cadeaux, hein…
J’espère la prochaine fois un peu plus de tricot.
Bonne soirée et bon week-end à tous!
Pas de quoi poster sur le moindre encours, je suis décidément la tricoteuse la plus improductive de tout tricoland. (Au moins ça me déculpabilise par rapport aux dépenses lainooliques: quand on tricote dix fois la même pelote, on en a pour son argent)
Sans compter qu’avec l’hiver (partir travailler dans la nuit, rentrer du boulot dans la nuit, regarder le ciel plombé par la fenêtre entre-temps) c’est inutile de tenter la moindre photo artistique potable.
Alors au lieu de poster encore et toujours les pommes de pin ou la sempiternelle purée de mohair, j’ai fait une petite revue des articles les plus tendances du moment, à savoir de quoi vous réchauffer les menottes. Quelques modèles gratuits qui ont attiré mon attention :
malin :

la moufle-kangourou qui permet de sortir juste ce qu’il faut de doigts pour les opérations délicates (déballer le chocolat au milieu des bois, au hasard).
Clever mittens with open tips that allow you to free your fingertips in case of emergency (unwrap that chocolate, quick!!).
inspiré :
Des manchettes inspirées d’un tableau du XVIIIème siècle, un très joli travail pour les dentellières.
Those lovely armwarmers are inspired by a XVIIIth century portrait. A real piece of art.
branché :

la moufle qui tient aussi vos mp3 au chaud mitonnée par un tricoteur ingénieux. Où l’on profite de la tendance toujours assez techno des garçons.
That’s how to keep your beloved i-pod really handy.
vintage :
gants de dame avec jolies côtes festonnées pour se les geler avec le petit doigt en l’air. Elégant et périlleux: tricoté à plat avec beaucoup de coutures.
A delicate glove for delicate knitter. This pattern from the fifties requires two needles and a lot of sewing. For the extreme housewife in you.
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’engraisserai ce post ultérieurement si je tombe sur d’autres modèles sympa pour vos p’tits doigts. Et je m’en retourne au mohair…

A force de faire, défaire et refaire Kongle (oui oui, c’est bien lui qui est passé entre les pattes de la grenouille) j’ai constaté que mon tripatouillage “mettre la maille derrière puis la remettre devant” dans le jogless jog était finalement inutile et que j’obtenais le même résultat avec une manipulation plus simple.
J’ai donc corrigé les petits croquis postés précédemment, au cas où… Pas d’entortillages inutiles !

Ooooooops. After a great deal of frogging and knitting again that cursed norwegian sweater, I realised my jogless jog method was just a bit overdoing. No need to put the previous stitch in front of the new one and then hassle to find back the new stitch behind the previous one and all that messy business.
Then the little explanatory drawings have been updated. No more useless fuss!
Bon week-end everybody
Fabulette tricotique du jour.
Telle grenouille, ayant tout l’hiver détricoté et retricoté, observa au bout du compte ses mailles bizarrement se tortiller.
“Mais Diantre, se dit-elle, mon fil vient pourtant bien de son joli peloton repeloté… Ai-je changé ma manière? Aurais-je abusé du jus de la treille ? Quelle est cette fourberie ?”
Par chance, le batracien civilisé avait parcouru plusieurs mois auparavant ce fort intéressant article, lequel lui revint en mémoire…”Nom d’un têtard! C’est mon fil qui, par force de détricotage et repelotage, se voit tortillonné plus que de raison!”
Eeeh oui. La persévérante grenouille détricota donc (encore); remit le frisottis en pelote, la pelote en écheveau, et l’écheveau dans la mare (tiède, la mare).
Moralité : point ne retricoteras avant que fil ne baigneras. Même si cela ne saute pas aux yeux, un fil détricoté et rembobiné à tendance à être tordu et retordu, et les mailles suivent le mouvement. Et de façon erratique, encore, vu que le retors du fil est tout à fait anarchique… Donc pour un résultat nickel : à la bassine!
Auparavant je faisais sécher les écheveaux à plat mais depuis que j’ai vu la leçon des experts, je les pends dans la cuisine à peine essorés.
Après ne reste plus qu’à refaire les pelotes etc…
Et vous pensez que tout cela me découragerait de détricoter?
Allons donc!
La grenouille vous salue bien

Grâce à Christine, je sais à présent que “scalloped edge” signifie littéralement “bord escalopé”. (Hem. Je trouve que ça jette un éclairage nouveau sur les ouvrages de dentelle… A quand la garniture de persil ?!)
Je me suis livrée à une petite expérience amusante avec mon tour-de-cou en bouclette. Pour terminer l’écharpe, j’ai continué dans le mouvement et répété mon bord de “dentelle” sans plus de façon. Le résultat est intéressant :

Dans les deux cas on obtient donc bien un bord escalopé, mais avec une forme différente.

Conclusion: si l’on veut deux bords similaires, il faut tricoter en deux pièces et assembler par grafting.
Conclusion bis: je vais donc devoir me taper du grafting dans la bouclette (!!!!). Yeah.
Si j’en viens à bout ce tour-de-cou aura bien mérité son titre de tricot le plus idiot de l’année.

A little experiment with my scalloped edge for the’bouclé’ neckwarmer.
To achieve a scalloped edge I started the scarve with a few rows of ‘p2tog, yo’ pattern, from the cast-on edge (first pic, left)
Then I thought ‘why not just finish it the very same way?’ and applied the same pattern for the last few rows, and casted off (first pic, right).
Interesting result. Both ends present a scalloped edge, but with different shapes.
I was not even sure that finishing the piece with a lacy pattern would produce a scalloped edge at all, so this was worth trying. Lesson taken: if you want 2 similar edges, you’ll have to knit 2 similar pieces and do some grafting.
Don’t like grafting? Have a thought for me: I’ll have to perform it in that stupid ridiculous */$!* novelty yarn. Now how silly is that?

A part ça, je suis en train de recommencer mon demi-corps de Kongle. Un examen impartial a révélé quelques endroits, au début du jacquard, avec du ‘puckering’. (Comment traduire puckering ? ‘maille ratatinée pour cause de fil qui tire’) A d’autres endroit il y a aussi des mailles trop lâches…
Bon, s’il faut choisir entre la peste et le choléra, je choisirai les mailles lâches. En triturant un peu le tissu on peut réduire le problème de tension faible, mais pour ce qui est du puckering, vous pouvez toujours pendre votre jacquard au plafond et faire la danse de la pluie, ça ne s’améliorera jamais.
Je recommence donc en laissant les fils tendus très, très, très mous derrière.
La menace se précise: ce Kongle fera-t-il finalement 200 cm de circonférence??*
*3 cm plus tard et le monstre bien étalé sur deux circulaires, le mètre-ruban a parlé: on s’en va allègrement vers les 115 cm au lieu des 106 prévus par le patron. Que fait-on? On défait et on recommence en 3,5. Grmblbmll. Encore un dimanche productif, tiens!

Hard time for the norwegian sweater. Despite all my efforts,
some slight puckering occured at the beginning of the color stranding.
I hate it. I frogged it.
Color stranding is at high risk for me, as loosening up is a permanent challenge. (Oh how I fear at the thought of sloppy stitches! )
And yet I’ll have to loosen up as necessary, at the risk of less-neat stitches. Gasp. I try to encourage myself by repeating the mantra from EZ’s book : no mercy for the puckering!.
Sometimes I wonder if all this frogging business might not be some foolish strategy to never finish it and never have to SLASH it !! Wimpy me.
All right, back to knitting now.
Bon dimanche everybody.
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