A propos de TRES mauvais traitements infligés aux moutons dans l’industrie lainière australienne.
Personnellement, je préfèrais la béate ignorance qui était encore mienne il y a trente minutes, mais il faut parfois avoir le cran de regarder les choses en face :
savethesheep.com
OK, chez Peta ils ont parfois tendance à être fanatiques et peut-être que cela concerne essentiellement le marché US ou le marché des produits finis, mais je ne serais tout de même pas trop fière de me cramponner à ce genre d’arguments pour éviter de réfléchir. Dans tous les cas, autant savoir d’où vient ce qu’on achète et dans quelles conditions.
Fleur si tu passes par ici, je crois de plus en plus que c’était une excellente idée de recycler la turbulette.
Achetons responsable!
Addenda :
Cette histoire me tarabuste. Tant qu’à jeter un pavé dans la mare, tâchons de faire un tour d’horizon un peu documenté.
Les producteurs australiens affirment que la pratique du mulesing, qui consiste à arracher des lambeaux de peau avec la toison, est le seul moyen de protéger les moutons contre le parasitage par une mouche féroce, dont les larves dévorent littéralement l’animal sur pied, lequel est alors destiné à mourir dans d’atroces souffrances.
www.nationalreview.com
Le mérino serait particulièrement sensible à ce parasitage, à cause de sa peau plissée. Les producteurs ne veulent évidemment pas renoncer à la qualité de cette toison.
Un article moins partisan produit par la vénérable BBC et qui retrace toute l’affaire dans les grandes lignes :
news.bbc.co.uk
Tout ceci me donne à penser que je devrais cette année éviter le foie gras, me passer de homard (misère) et peut-être bien arrêter la viande tout court, car il faut savoir que tous nos animaux d’abattoirs sont traités de façon ignoble, chose que je sais et que je passe mon temps à oublier…
Heureusement il restera encore l’alcool.
(sauf front de libération de l’orge et des patates ??)